- Vous avez l'air surprise, remarqua-t-il avec un sourire malicieux. Vous aviez oublié que je devais arriver aujourd'hui, conclu-t-il
- pas du tout ! Rétorquai-je
Ava calme toi ne t'énerve pas ! Juste à voir sa mine réjoui, j'étais énervé. Il m'agaçait au plus au point. Pourquoi mon père l'avait engagé lui et pas un autre.
- et si vous me conduisiez à mon bureau, proposa-t-il en se frottant les mains
Je tournai la tête vers Carrie, dans l'intention de lui demandé de conduire monsieur je me crois tout permis.
- Carrie, s'il vous plait, veuillez conduire Monsieur Holden à son bureau
- si ça ne vous dérange pas, je préfèrerais que ce soit vous qui vous vous en chargiez, dit-il
Je regardais toujours Carrie, elle ne semblait pas savoir quoi faire, le regard hésitant et à la fois perdu. En plus d'être arrogant, il était exigent. Le téléphone du standard se mit à retentir. Carrie prit le combiné et répondit
- Carrie m'a l'air occupé, sourit Declan
Je lui lançai un regard empli de haine. Malgré ça, il continuait de sourire.
- après vous Mademoiselle McAllister.
Il tendit le bras en direction du couloir à emprunter. J'étais vaincu. Soupirant, j'ouvris la marche et le conduisit au bureau qu'occupait d'ordinaire mon père. Cela n'était que provisoire. Dés que mon père serait apte à reprendre le travail, je comptais bien à ce que ce cher Monsieur Holden passe à la trappe. Cette perspective me faisait sourire intérieurement.
Arrivé à la porte, je l'ouvris et me décalai pour le laisser entrer. En entrant, il jeta un coup d'½il à la pièce et me fit face.
- très jolie, mais je pensais avoir mon propre bureau et non celui de quelqu'un d'autre
Inspire, expire, garde ton calme
- il n'y a que celui-là de libre, dis-je en essayant d'adopter un ton neutre. Mais sinon il reste toujours le couloir, je suis sûr que vous vous y sentirez à l'aise
Il me fit un grand sourire. Soit il était un parfait crétin, ou alors il faisait semblant de l'être. Je ne me montrais pas sociable envers lui, et il restait indifférent.
Il s'avança jusqu'à la fenêtre, qui se trouvait derrière le bureau, ouvrit un des stores, et regarda l'extérieur.
- dans le couloir je n'aurais pas une aussi jolie vu, dit-il avec arrogance.
Il se retourna et me fit face.
- dans ce cas j'en conclu que ce - et j'insistais sur ce dernier mot - bureau vous ira parfaitement.
Je tendis le bras et attrapa la poigné de la porte
- bienvenue dans la société, lui souhaitai-je sans le penser
Je sorti a reculons du bureau et fermai la porte.
Moi qui avait attendu l'arrivé de cet homme avec autant d'impatience, j'étais déçu. Je ne comprenais pas le choix de mon père. Ce type devait avoir 28 ans tout au plus. Il était trop jeune pour occuper une place aussi importante dans la société. Jeune, je l'étais aussi, mais c'était différent, je n'avais pas choisi ce poste. Je l'avais obtenue malgré moi.
En milieu d'après-midi, mon père, me fit une visite surprise. Il voulait rencontrer l'homme qu'il avait engagé, et s'assuré que tout ce passait au mieux. Il était venu me dire bonjour, puis était partie voir Monsieur Holden.
J'étais en pleine lecture, d'un dossier, quand mon père entra dans mon bureau. Je levais les yeux du document et le vit s'asseoir à l'une des chaises libres devant le bureau.
- alors ? Demandais-je curieuse de savoir comment il trouvait le nouvel arrivant
- c'est un homme très sympathique
- pardon ? Sympathique ? M'exclamais-je très étonné. Il est tout sauf sympathique ! Le mot arrogant a été inventé pour lui !
- j'ai discuté avec lui et il ne m'a pas semblé arrogant comme tu le dis.
- il ne l'a pas été devant toi, tu es son patron. En plus il ne sait pas lire, il ma soufflé ma place de parking sous le nez
- je comprends mieux pourquoi je n'ai pas pu occuper la mienne
Je lui fis un sourire gêné
- Pourquoi tu l'as engagé lui et pas un autre. Je ne remets pas tes compétences en doute. Mais Monsieur Holden me semble très jeune pour occuper le poste que tu lui a confié. Quelqu'un de plus mûr et avec plus d'expérience aurait peut être été un meilleur choix.
- parmi tous les CV que j'ai reçus, le sien était le meilleur. Premier de sa classe, il a travaillé dans de très grand cabinet d'avocat. Il est doué dans ce qu'il fait. Je ne m'inquiète pas sur ses compétences.
Que réponde à ça ? Il était même plus compétant que moi.
- à vous deux vous ferez du très bon travail, j'en suis persuadé, poursuivit-il. Ava, je ne te l'ai peut être pas dit, mais durant ces dernier mois tu t'es très bien débrouillé.
J'écarquillai les yeux sous le compliment qu'il me faisait
- tu as su gérer la société toute seule, au-delà de mes espérances.
Pourquoi avoir engagé Monsieur je me permets tout dans ce cas ?
- ne pense pas que j'ai engagé Monsieur Holden pour te remplacer. Mon intention était de te soulagé. Tu es trop jeune pour porté sur tes frêles épaules toute une société
- merci, dis-je simplement, ne sachant pas quoi dire d'autre
Les yeux baissé sur le document d'un dossier, j'évitais son regard. J'étais touché qu'il ait pensé à mon bien être. Même si cela arrivait bien trop tard.
- tu as eu des nouvelles de...
Je relevai la tête, son expression m'indiquait qu'il hésitait à prononcé le prénom tabou.
- non, c'est terminé.
- pourquoi ne l'appel-tu pas ?
- parce que cela ne servirait à rien
- je trouve que tout ceci est du gâchis. De plus, je l'appréciais de plus en plus. Il avait l'air plus sincère que ce qui ta servis de fiancé.
La façon dont il parla de Kevin, m'arracha un sourire malgré moi
- je suis content que tout se passe bien, mon inspection terminé je peux rentré. Si je tarde trop ta mère va me réprimander et peut être même me punir de dîner, plaisanta-t-il, tu la connais.
Je lui répondis d'un sourire.
- si il y a le moindre problème, tu sais quoi faire
- oui papa, je t'appel
Cette fois-ci ce fut lui qui répondit d'un sourire. Il se leva, me souhaita une bonne fin d'après-midi et quitta mon bureau.
Il était 18h, je sorti de mon bureau et marchai jusqu'aux ascenseurs. J'appuyai sur le bouton pour en appeler un et attendit patiemment. Les portes s'ouvrirent et je gagnai cette espace réduit. J'appuyai sur le bouton du réez de chaussé, quand quelqu'un entra.
- quelle coïncidence, remarqua Declan en souriant
- je dirai que je suis vraiment chanceuse aujourd'hui, ironisai-je en regardant avec insistance les portes de l'ascenseur
- votre père est venu me rendre visite, dit-il sans relevé. Tout les gens que j'ai rencontré, qui disent le connaître, mon parlé de lui comme étant froid et impressionnant, qu'ils étaient intimidé. Moi, il me fascine.
Je posai mes yeux sur Declan. Il avait l'air sincère et fasciné rien que d'en parler. Moi, étant sa fille, je partageai quand même l'opinion de tout ces gens.
- vous avez beaucoup de chance de l'avoir comme père. Un modèle à suivre
- je sais tout cela Monsieur Holden
- appelez-moi par mon prénom s'il vous plait
La cabine d'ascenseur s'arrêta, et les portes s'ouvrirent
- si vous voulez Duncan
- Declan, me corrigea-t-il
- c'est pareil, ça commence par un D, dis-je en partant dans le hall, laissant derrière moi, un Declan la bouche ouverte
Mon erreur était intentionnelle.
Je devais avouer que Declan m'étais d'une grande aide. Je quittai mon bureau, à la même heure que les autres employées quittaient le leurs, et ça, tous les soirs. Pour cela, je lui en étais reconnaissante. Mais c'était bien pour cette seule raison. Je n'arrivais pas à le supporter, à l'encadrer. Entendre sa voix, ou même le voir, m'étais insupportable. Il ne manquait jamais une occasion de m'énervé. Il faisait exprès de m'agacé avec ses petits sourires, et des petites remarques. Ce n'était rien de méchant. De la bouche de quelqu'un d'autre, j'aurai certainement rigolé, mais dans la sienne, impossible !
Les mois passèrent et se ressemblaient. Parfois, quand le téléphone sonnait, je me surprenais à encore espérer entendre sa voix. Mais s'était rêvé éveiller. Je n'arrivais pas à me faire à l'idée. Comment s'y faire ?
Comme tous les dimanches, après mon jogging, je rentrai prendre une douche, puis me hâtai à partir. J'avais pris pour habitude d'aller déjeuner chez mes parents. Ce qui rendait ma mère folle de joie. Pourtant, ce dimanche là, en entrant dans la salle de bain, quelque chose me fis prendre une initiative. Je pris le lave vitre avec un chiffon et effaça - enfin - de mon miroir, le « je t'aime » qui y était - encore - écrit. J'aurai dû le faire depuis longtemps, mais je n'avais pas eu le courage. Pourtant, aujourd'hui, je l'avais enfin eu. J'eu quelques regrets, sur le moment. Mais s'était comme tournée une page. Je devais passé à autre chose. Au fond de moi, j'éprouvai une sorte de soulagement, pour ce que je venais de faire.
Plusieurs minutes plus tard, je fus prête à partir. Je pris mes clés, fis une caresse à Mr Jack, et sortie. Le trajet fut rapide. Comme à mon habitude, je garai ma voiture dans l'allée. En sortant de mon véhicule, je remarquai qu'il y avait la voiture de ma cousine à quelques mètres, sur le trottoir. N'y ma mère, n'y ma propre cousine, ne m'avais informé que cette dernière serait là. J'étais ravis de sa présence, comme toujours. À grand pas je me dirigeai jusqu'à la porte, puis entrai en toquant quelques coups. Histoire d'informé que je venais d'arrivé. Je posai mon sac au pied du porte manteau, puis me dirigeai jusqu'à la cuisine, d'où s'échappai des voix féminines.
- bonjour tout le monde, dis-je en entrant, et coupant ainsi toute discussion
- bonjour ma puce, répondit ma mère en me faisant la bise
- salut toi, répondit ensuite ma cousine
Ma mère était derrière la table de travail. Un couteau dans une main, un poivron rouge dans l'autre, elle préparait le déjeuner. Heather était tranquillement assise, derrière la table, un verre d'eau devant elle.
- tu vas bien ? Me demanda ma mère
- oui, comme toujours
J'allai jusqu'à la table, tirai une chaise et y pris place.
- je ne savais pas que tu venais aujourd'hui, dis-je en regardant ma cousine
- je n'ai pas vraiment été invité
Elle fixait son verre, des yeux
- je me suis incrusté, dit-elle d'une petite voix innocente
- Heather, tu sais bien que tu viens quand tu veux, intervenu ma mère
- merci Suzanne
Ma cousine lui fit un sourire, auquel ma mère répondit d'un air maternel. Ma mère posa son couteau sur la table de travail, puis ouvrit le placard ou était rangé les assiettes. Elle tendit les bras, et en sortie quelques unes.
- si tu veux me remercier, dit cette dernière en s'avançant jusqu'à nous. Va dresser la table s'il te plait, avec ta cousine.
Ma mère posa les assiettes sur la table, devant Heather et retourna s'affairer à continué de préparer le repas. Heather se leva et prit les assiettes. Des yeux, je comptais les assiettes. Allé savoir pourquoi. J'en comptai cinq, nous serions quatre à table.
- maman tu t'es trompé, tu as sortie une assiette de trop
Elle fronça des sourcils
- oh mince, je croyais en avoir compté cinq pourtant
Elle ouvrit, une fois encore, le placard
- il y en a cinq, me précipitai-je de lui dire.
- le compte est bon alors, conclu-t-elle
- tu as invité quelqu'un ? Demandais-je
- pas moi, mais ton père, répondit-elle. Il s'agit de Monsieur Holden
- non ! Pas lui ! M'écriais-je
Ma mère et ma cousine me regardèrent surprise. Toutefois, ma mère l'était plus. Heather était au courant de mon aversion envers Declan, ma mère, non.
- je ne supporte pas cet homme !
- avec ce que ton père m'a dit à son sujet, il a l'air d'être une personne très bien
- il en a juste l'air. Je dois le supporter tout les jours aux bureaux, crois moi, ce mec, c'est un véritable cauchemar
- Ava, n'exagère pas voyons
- pourquoi personne ne se donne la peine de bien vouloir me croire, m'énervais-je.
Je me levai, pris les assiettes des mains de ma cousine et sortie de la cuisine comme une furie. Je partie dans la salle à mangé, me calmer. Posai la pile d'assiette sur la table, et m'assis sur une des chaises. Pourquoi je m'étais emporté de cette façon ? Bonne question. Je ne le savais pas. La colère avait prit le dessus, sans même que j'arrive à la canaliser. J'entendis la porte à battant s'ouvrir, et se refermer par la suite, dans mon dos. Des yeux, je vis des mains poser des couverts sur la table.
- Ava, calme toi, me conseilla Heather
Je lui lançai un regard froid
- il me rend dingue ! Être obligé de le voir tout les jours, sur mon lieu de travail, est déjà assez pénible. Alors en plus le toléré chez mes parents... il m'énerve, il n'arrête pas de me lancer des petits piques à longueur de journée. Et puis son air supérieur m'exaspère, comme son arrogance, et sa tendance à ce croire irrésistible.
- je sais tout ça, tu me l'a déjà répété, des tonnes de fois, dit-elle en me souriant.
Elle posa sa main sur mon épaule en geste de réconfort.
- c'est parce qu'il m'agace, concluais-je
La porte d'entrée claqua, deux voix masculines nous parvinrent de l'entrée. Mon père, accompagné de - malheureusement - Declan. Je les entendis se rendre dans la cuisine. Ma cousine et moi ne firent aucun bruis, écoutant ce qui se déroulait dans la pièce voisine.
- Declan, je vous présente ma femme, Suzanne
La voix de mon père contenait de la fierté en disant cette phrase.
- je suis très heureux de faire votre connaisse, dit Declan mielleusement
Ah qu'il m'énervait !
- le plaisir est partagé, répondit ma mère
Elle tombait dans le panneau. Après mon père, Declan avait réussi à se mettre dans la poche ma mère. Il ne manquerait plus qu'il en soit de même pour Heather.
- où sont Ava et Heather ? Demanda mon père
- à côté, elles mettent la table
Les bruis des pas se rapprochèrent. Je voulu me lever de ma chaise, mais la main de ma cousine, posé sur mon épaule, m'obligea à rester assise. Je l'interrogeai du regard, elle me répondit d'un sourire. Je lui jetai un regard noir, ce qui ne la déstabilisa pas pour autant. La porte s'ouvrit, je tournai la tête et vis mon père, suivit de Declan, entrer dans la salle à manger. Ce dernier croisa mon regard noir, tout souriant. Comme ma cousine, cela ne lui fit rien.
- bonjour Richard
- bonjour Heather, tu vas bien ?
- superbement bien, répondit-elle
- Declan, je vous présente ma nièce, Dit-il en la désignant d'un mouvement de bras. Vous connaissez déjà ma fille, rigola-t-il, les présentations ne sont pas nécessaire.
- effectivement, ouvrit la bouche Declan
J'eu soudainement une vision ou je me voyais très clairement mettre du scotch sur sa bouche. Victorieuse de le faire taire, j'en étais toute souriante. Malheureusement, cela n'était qu'une vision du ma pure invention.
- Declan est le collègue d'Ava, expliqua mon père à ma cousine
- oui je sais, on m'a déjà parlé de vous, avoua Heather
- en bien j'espère, plaisanta Declan
Je dégageai mon épaule de l'emprise de la main d'Heather et me levai. Pour répondre à Declan, je me raclai la gorge. Puis sortie de la salle à manger pour entrer dans la cuisine.
- un conseil, planque les couteaux ! Avertissais-je ma mère
- pourquoi ça ? Demanda-t-elle étonné
- j'ai une envie de meurtre ! Répliquais-je agacé
Dans la pièce voisine, ils avaient dû entendre mes dernières paroles. Je m'en moquais. Declan était prévenu.
- essai de resté correcte tout au long du déjeuné s'il te plait, me supplia ma mère
Elle perçu mon hésitation
- je ne t'ai pas élevé de cette façon !
- je vais essayer, mais s'il me cherche...
Je m'interrompis lorsque la porte s'ouvrit. C'était ma cousine.
- il m'a l'air très sympathique cet homme, déclara cette dernière
- je suis donc la seule à le voir tel qu'il est ! Arrogant et manipulateur !
Ma mère prit le saladier, se dirigea ensuite jusqu'à la porte
- n'oubli pas ce que je t'ai demandé, me rappela-t-elle
Puis elle disparu dans l'autre pièce.
- je peux me permettre une suggestion ? Me demanda Heather
- vas-y, soupirais-je
- je trouve ce Declan très bel homme
Et voila elle craquait pour lui.
- et je pense que tu es amoureuse de lui
- HEIN ! QUOI ? Criais-je étonné, très étonné
- arrête de crier !
J'étais ébahi. Moi amoureuse de Declan, elle était bonne celle là. Comment pourrais-je ressentir quoi que ce soit pour cet homme !
- Heather tu en as d'autre des comme ça ?
- laisse moi finir veux tu ! À chaque fois que l'on se voit, tu me parles tout le temps de lui. Declan par ci, Declan par là. Pour une personne que tu méprise, je trouve que tu parle beaucoup d'elle ! Je le trouve très charmant, et sympathique. Il n'y a qu'avec toi qu'il est insupportable. Tu connais le proverbe « qui aime bien châtie bien » et bien penses-y, parce que la façon dont il te regardait ça veut tout dire.
Je la regardais, de moins en moins sûr de moi. Et si elle avait raison ? Non ! Declan... Non ! Non et renon !
- je ne pense pas que Declan soit quelqu'un de méchant, laisse lui une chance. Tu ne risque rien.
- hors de question
- il faudra bien que tu passes à autre chose, que tu tournes la page Brendon. Le chapitre de votre histoire est terminé ! Il faut que tu en commence un autre, et avec un autre homme. Tu as le droit de trouver le bonheur. Tu ne vas pas continué à vivre avec le passé !
Brendon, Brendon, Brendon. Son prénom résonnait dans ma tête. Il avait fait irruption dans ma vie à une telle vitesse. Il en était sorti tout aussi vite. Enfin, pas dans mon esprit. Je vivais avec le fantôme de notre histoire. Heather disait ce que je refusais de reconnaître. Effacer une déclaration d'amour sur un miroir ne suffisait pas, il fallait que j'agisse. Pourquoi cela ne pouvait pas être aussi facile à faire qu'à dire ?
- je suis d'accord, mais pas avec Declan
Sur ce, j'allai dans la salle à manger rejoindre mes parents et leur invité. Ils étaient tous installé à table. Mon père au bout, ma mère à sa gauche, et Declan à côté d'elle. Je pris place sur la droite de mon père. Heather s'assit à la place libre de ma droite. Mon père était en pleine discussion. Il racontait à ma mère, la partie de golf de ce matin même. Vantant les prouesses de son employé. J'écoutais d'une oreille distraite, concentré sur mon assiette. Puis l'impression d'avoir des yeux sur moi ce fit ressentir. Je levai la tête. Il me regardait, sans l'ombre d'un sourire. Je ne l'avais jamais vu aussi sérieux, il me troublait. Je n'avais jamais remarqué à quel point ses yeux étaient aussi bleus, aussi étourdissant. J'avais l'impression de me perdre dedans. Le bruis d'une fourchette tombant par terre, me fit reprendre mes esprits. Personne n'avait rien remarqué. Mes parents discutaient ensemble, et ma cousine semblait les écouter.
- maman, dis-je en interrompant la conversation. Je dois y aller, j'ai une course à faire.
Je me levai, emmenai mon assiette, ainsi que mes couverts dans la cuisine. Je les posai au fond de l'évier.
- qu'est-ce qui ce passe ? Me fit sursauter la voix de ma mère, dans mon dos
- rien, j'ai juste oublié que j'avais une course à faire, mentis-je
Elle me regarda soupçonneuse. Sachant qu'elle n'obtiendrait rien de plus elle capitula
- tu viens dimanche prochain ?
- comme tout les dimanches maman
Je lui fis un bisou sur la joue et m'en allai, comme une voleuse. Rapidement, je montai dans la voiture, démarrai et partie. Cependant je ne pris pas le chemin de mon appartement, mais celui d'un autre lieu où j'aimais me rendre pour réfléchir.
Penché, les bras posé sur la rambarde de la jetée, je fixai l'horizon. J'entendais le son qu'émettaient les vagues projeté contre les piliers en bois de la jeté. Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu ici. D'une certaine façon cela m'avait manquer, ce panorama était magnifique. Mais me retrouver là, signifie que quelque chose n'allait pas dans mon existence. Resté ici seul, pendant des heures et des heures, je l'avais déjà fais.
Ce qui s'était passé, durant ce déjeuner, ne me plaisais pas. Ses yeux, le message qu'ils émettaient. La façon dont j'avais pu m'y perdre. Ma réaction avait été brutale, mais je ne l'avais pas contrôlé. Trop effrayé par ces quelques secondes perdue dans la contemplation de ses prunelles. Tombais-je vraiment amoureuse de Declan alors que je pensais encore à Brendon ? D'ailleurs comment pourrais-je éprouver quoi que ce soit envers un homme comme Declan. Il était tout le contraire de Brendon. Arrogant, énervant, antipathique, alors que Brendon était attentionné, gentil, bienveillant, doux... et voila que maintenant je les comparais. Je me montais la tête bêtement, pour un simple regard échangé. Declan était mon collègue, et il n'en serait pas autrement !
En fin d'après-midi, je me décidai enfin à rentrer chez moi. Comme je m'y étais attendu, en rentrant, mon chat vint m'accueillir. Il se frotta à mes jambes, tout en ronronnant. Mr Jack avait faim, et s'était sa façon de m'en avertir. Je parti dans la cuisine, le chat sur mes pas. Je déversai quelques croquettes dans sa petite écuelle, puis partie dans le salon, regarder la télévision. Ce que je fis toute les soirées.
Le lendemain, la semaine repartait pour un tour. J'étais dans mon bureau, accaparé par mon travail. Aujourd'hui, je n'avais pas vu Declan. Tant mieux, je n'avais pas envie de le voir. Je préférais l'évité pour quelques temps. Pour toujours si possible. Mais je savais bien que je finirai par le croiser. Peut être aurais-je le droit à une petite remarque désobligeante de sa part.
Je prenais quelque note sur une feuille de mon calepin, quand on toqua à la porte.
- entrez, dis-je sans lever les yeux de la feuille que je complétais
La porte s'ouvrit. Je vis une silhouette entrer, puis entendis la porte se refermer.
- cinq petites secondes, dis-je
- prenez votre temps
Sans prendre la peine de mettre sur papier mes quelques idées, je levai la tête. Declan était dans mon bureau.
- que voulez- vous ? Demandais-je d'emblé, prenant soin de ne pas le regarder dans les yeux
- je crois que ce dossier m'a été remis par erreur
Il me tendit une chemise cartonné bleu foncé. Je la pris et l'ouvris.
- effectivement, reconnu-je. C'est moi qui m'occupe de cette affaire, merci.
Je m'attendais à ce qu'il s'en aille, mais il resta immobile, tel une statue.
- vous voulez autre chose ?
- vous êtes partie précipitamment hier, dit-il avec réserve
- une course urgente à faire, mentis-je
- vos parents sont vraiment des gens charmants.
- Declan, vous n'êtes pas venu pour me parler de mes parents
- vous avez raison
N'osant toujours pas croisé son regard, j'attendais qu'il poursuive
- accepteriez-vous de venir dîner avec moi ce soir ? Se lança-t-il enfin
Perturbé par sa demande, je ne pus m'empêché de plonger mon regard dans le sien. Je ne m'attendais pas à ça, pas à cette requête de sa part. Ses prunelles reflétaient de la douceur, une profonde envie que je réponde oui.
- je suis désolé, mais je ne peux accepter.
- demain soir alors, insista-t-il
- non, je regrette
- si vous changez d'avis, vous savez où est mon bureau
Il sortie sans ajouter quoi que ce soit. Je n'arrivai pas à me remettre de ça proposition. Je n'avais pas l'intention d'accepter. Dîner avec lui, revenait à allé visiter les enfers !
Le jour suivant, puis le suivant, et le suivant, Declan réitéra sa demande. À chaque fois, il avait droit à la même réponse, non ! J'aurai cru qu'il finirait par se décourager, mais non. Chaque jour, quand on se croisait, dans un couloir, ascenseur, ou autre, il me reposait toujours la même question. Monica, à qui j'en avais parlé, me poussais à accepter. Bien évidement elle s'était rangée du côté de ma cousine.
- il t'a demandé ? Demanda-t-elle un midi, alors que nous déjeunions au restaurant pendant notre pause.
Par il, j'entendais Declan, bien évidement.
- non
- Ava, Ava, Ava, dit-elle en soupirant
- Monica, Monica, Monica
Elle me fit un sourire amusé
- dis oui, tu n'as rien à perdre.
- non, m'entêtais-je
- ce n'est qu'un petit dîner. Et puis s'il se montre insupportable avec toi, tu n'auras qu'à lui balancer ton verre d'eau dans la face. Tu te sentiras soulagé, et au moins tu auras tenté
Je la regardai silencieuse, réfléchissant.
- l'idée du verre, me plait bien
Elle rigola
- ce n'est pas vraiment ce que j'espérais que tu dises, mais c'est un début.
- sinon quoi de neuf ? Lui demandais-je pour changer de sujet
- j'ai eu des nouvelles d'Alyssa
- comment va-t-elle ? M'empressai-je de demander
- très bien. Elle se plait toujours autant à la galerie où elle travail. Et avec Ryan ça marche du tonnerre, rit-elle
- faudra que je l'appel, dis-je
Ma pause déjeuné terminée, je retournai travailler. Sur le chemin de mon bureau, je croisai Declan
- Ava..., commença-t-il
- la réponse est non ! Le coupai-je habitué à entendre la suite
Il sourit, amusé par ma réponse, et continua son chemin.
Une nouvelle journée de terminée, pensais-je en quittant mon bureau. Oui, une nouvelle journée de terminé, mais pourtant, je n'avais pas envie de rentrer chez moi pour suivre ma petite routine habituelle. C'est alors que je repensais à la suggestion de Monica le midi même. Et puis finalement pourquoi pas ? Un dîner n'engageait à rien. Cela me passerai le temps, et Declan me lâcherai enfin avec ça. Ce serai un début pour oublier le passé, l'oublier lui. Je devais me forcer à avancer, à agir. D'un pas résolu, je marchai jusqu'au bureau de Declan. Sans frapper j'entrai. Il était en train d'écrire, quand il s'arrêta pour me regarder.
- pour le dîner, c'est maintenant ou jamais, l'informai-je
Il me fit un sourire. Il se leva, reboucha son stylo, le jeta sur son bureau. Enfila sa veste très rapidement et vint jusqu'à moi.
- j'émet une condition ! L'avertissais-je
- laquelle ? Demanda-t-il en fronçant des sourcils
- interdiction de m'adresser la parole de tout le repas!
Il rigola
- c'est d'accord, accepta-t-il
Vos impressions sont les bienvenue =D
Aimez vous Declan ?
Vous pensez qu'il y aura quelque chose avec Ava ?
Va-t-elle revoir Brendon ?
Bon je vais me montrer exigeante today
comme ma suite est très longue (12 pages word) punaise j'ai pas chômé
j'aimerai avoir 60 com's pour publier la suite (qui est déjà prête)
je compte sur vous, j'aimerai la posté au plus vite
X-PommE-X