épisode 33 : Le choc

épisode 33 : Le choc
C'était la deuxième fois que je revivais cette scène. Debout, dans une des loges d'une église, devant un grand miroir à pied, je me contemplais. C'était la deuxième fois de ma vie que je portait une robe de marié. La porte derrière moi s'ouvrit à la voler. Monica et Heather entrèrent ensemble, en discutant. Elles s'interrompirent, me regardèrent et me firent chacune un grand sourire.

- Avanounette ton fiancé t'attend devant l'autel, m'informa Monica
- il a l'air très impatient, renchéri ma cousine

Toutes deux étaient heureuse pour moi. Leurs sourire était radieux, et réchauffais mon c½ur. Où serais-je sans elles ? Deux autres personnes entrèrent aussi dans la loge. Samantha et Isabelle.

- Ava tu es sublime, me complimenta Samantha.
- et ton fiancé à croquer ! Poursuivit Isabelle

J'éclatai de rire. Je n'avais pas encore vu mon futur mari, mais je me doutais qu'elles disaient vrai. Il m'était impossible de l'imaginé autrement.

- cette fois-ci personne ne s'opposera au mariage ? Demandais-je par curiosité

Cette fois-ci s'était la bonne. Rien ne pourrait venir gâcher mon bonheur.

- si une de vous c'est tapé le futur marié, a par la futur mariée, qu'elle lève la main, plaisanta Monica.

Aucune d'elles ne leva la main. Le contraire m'aurait étonné. J'avais une confiance aveugle envers mon fiancé. Je pouvais lire chaque jours son amour pour moi dans ses yeux, que demander de plus ? Heather prit mon bouquet de fleur posé sur la coiffeuse et me le tendit.

- il est l'heure de lier ta vie à la sienne, me dit-elle

Plus que jamais, j'étais sûr de mon choix. Je pris mon bouquet et sortit de la loge d'un pas décidé, suivis de deux de mes deux demoiselles d'honneur et de mes deux amies. Nous marchions dans le couloir, lorsqu'une porte s'ouvrit. On s'arrêta de marché. Je vis Alyssa et Ryan sortirent tour à tour.

- hey les amoureux ! Les interpella Monica. Un peu plus et vous alliez être en retard !

Tout deux se retournèrent. Ryan avait du rouge à lèvre sur la bouche, alors que sur celle d'Alyssa il était presque effacé. Ryan déposa furtivement ses lèvres sur celle d'Alyssa et s'en alla dans le couloir. Il devait, à mon avis, allé prendre sa place de témoin.

- essuie tes lèvres ! Cria Samantha au jeune homme

Alyssa avait un petit sourire en coin, les yeux baissés sur ses pieds.

- tu veux peut être remettre une touche de rouge à lèvre ? Lui demanda Monica avec un sourire amusé.

Alors que nous éclatâmes toutes de rire, Alyssa piqua un far.

- je ne vois absolument pas ce qu'il y a de drôle, grommela-t-elle
- vous êtes mignon à regarder, expliqua Heather
- surtout Ryan, le rouge à lèvre lui va à merveille, se moqua Isabelle

Nous nous remîmes à rigoler toutes ensemble. Alyssa se mordit la lèvre inférieur pour se retenir.

- au lieu de rigolé pour des broutilles, on devrai peut être y allé ! Des centaines de personnes nous attendent ! Dit-elle avec sérieux
- oui c'est vrai, admit Monica

On se dirigea jusqu'aux grande porte en bois. Mon père m'y attendait. Une nouvelle fois, il allait m'accompagné jusqu'à l'autel. Isabelle et Samantha entrèrent dans la grande salle pour prendre leur place à l'un des premiers rangs. Une seconde plus tard, elles furent suivit de mes trois demoiselles d'honneur. Mon père me proposa son bras, avec un sourire je l'acceptais.

- tu es magnifique, me complimenta-t-il

Venant de lui cela me touchais. Il n'avait jamais été très doué pour les compliments.

- merci papa

Une douce mélodie démarra. Mon père et moi firent notre entré. Toutes les têtes se tournèrent sur nous, ou plus précisément sur moi. J'étais, si on pouvait dire ça comme ça, la star de ce jour. Mes yeux étaient fixé droit devant moi, sur l'homme qui m'attendait au bout de cette longue allée. Isabelle avait eu raison, dans son costume noir, il était à croquer, et encore le mot était trop faible. Son visage était impassible, son expression indéchiffrable. Il me regardait. Ses lèvres s'étirèrent doucement en un sourire, je ne pus m'empêcher de lui répondre de la même manière. J'avais fais le bon choix, c'était lui et personne d'autre.
Perdu dans ses yeux, je ne me rendis pas compte tout de suite que nous étions arrivé. Mon père donna mon bras à mon fiancé et alla s'asseoir aux côté de ma mère. Nos mains l'une dans l'autre on se tourna vers le prêtre. Ce dernier démarra son discours, sous les oreilles attentives de tous. Sauf peut être des miennes. Je n'avais d'yeux que pour mon fiancé. Du coin de l'½il je l'observais, et lui faisait de même de son côté. Puis le moment d'échangé nos v½ux arriva enfin.

- Brendon Urie, voulez vous prendre pour femme Ava McAllister ? Lui demanda le prêtre

Brendon me regarda, me fit un sourire avant de répondre

- oui je le veux
- Ava McAllister, voulez-vous prendre pour mari Brendon Urie ? Poursuivit le curé

Je fis un sourire à Brendon. Mais avant que je n'ai eu le temps de répondre il ouvrit la bouche.

- Ava réveille toi

Hein ! Je le regardais perplexe.

Ses mains se refermèrent sur mes bras et il me secoua gentiment.

- Mademoiselle McAllister ? Dit une voix de femme

Tout ce qui m'entourais, Brendon, le curé, ma famille, amies, disparurent. J'ouvris les yeux. La première chose que je vis fut un porte stylo, ainsi qu'une pile de dossier, tout ce qui composait mon bureau. Ma tête était couché sur les documents d'un dossier que j'avais commencé à examiné. Je me redressai sur ma chaise. Ma joue était engourdie

- vous allé bien mademoiselle McAllister ? S'enquit la standardiste Carrie

- oui... Je crois, répondis-je en ayant des flash de mon rêve. Quelle heure est-il ?
- bientôt 9 heure

Surprise je me retournai à l'aide de ma chaise. À travers la fenêtre je voyais qu'il faisait jour. J'avais passé toute la nuit ici, endormie sur mon bureau. Depuis quelques semaine il m'arrivait souvent de m'endormir sur mon bureau. Mais je n'avais encore jamais passé la nuit ici. Je réalisais soudain qu'à ce rythme je ne tiendrais pas longtemps. Je travaillais trop.

Depuis le départ de Brendon, la... fin - j'avais toujours du mal à me faire à ce mot - de notre couple, je m'étais jeté, complètement, dans le travail. Ça m'aidait à ne pas y penser. Sans pour autant oublier. Il me manquait, sa voix me manquait, son regard me manquait, son sourire ma manquait, ses lèvres sur les miennes me manquait. Je pourrai continué à faire la liste, mais elle aurait été interminable. Je ne réalisais pas. Et pourtant cela faisait un mois. Un mois interminable. Le jour de son départ, j'avais beaucoup pleuré. Les jours suivants, non. J'avais été à cours de larme. Ma solution, et non le remède, était le travail.

Je n'avais rien dis à personne pour Brendon et moi. Le dire à mes amies ou familles m'aurait fais réalisé ce que je ne voulais pas admettre. Pourtant Monica et Heather n'eurent pas besoin que je leur dise quoi que ce soit pour apprendre la nouvelle. Le week end suivant elles avaient fait irruption dans mon appartement. Au début je n'avais pas compris comment elles l'avaient su, puis la réponse avait été évidente. Alyssa. Elle les avaient appeler pour savoir comment j'allais depuis que.. Tout d'abord Monica m'avait disputé de ne pas l'avoir mit au courant, puis elle m'avait dit qu'elle était désolé pour moi. Elle et ma cousine était resté toute la journée chez moi pour ne pas me laissé déprimer seule.

Cependant je n'avais pas eu de temps pour déprimer. Le soir et le week end je m'occupais de mes différentes affaires en cours. Le travail et encore le travail. Ce n'était pas la meilleure solution mais ça m'avais aidé.

Plus d'une fois j'avais eu dans l'idée de partir rejoindre Brendon à Las Vegas. Mais aurait-il encore voulu de moi ? Je n'étais même pas sûr qu'il serait chez lui. Peut être était-il parti avec son groupe à l'autre coin du pays, ou de la planète. Chaque jours j'avais repoussé ma décision de partir, si bien que je n'étais pas partie.

- mademoiselle ? M'appela Carrie

Je me retournai vers elle

-Vous êtes sûr que vous allez bien ? Me questionna-t-elle
- oui, ne vous en faites pas
- si je peux me permettre, vous vous êtes endormis sur un de vos dossier, vous devriez peut être prendre votre journée
- j'ai encore beaucoup de travail qui m'attend
- le nouvel associé arrive demain. Il vaudrait mieux que vous soyez en forme

J'avais oublié que Monsieur Holden devait arrivé demain. Il allait m'être d'une grande utilité. Il m'aiderait à gérer la société. Je ne le connaissais pas que je l'adorais déjà. Cela devait être un homme de quarante ans, marié et père de famille. D'une grande maturité. Un homme comme mon père. Je l'imaginais comme tel. Peut être même ennuyant comme la pluie.

Je m'interrompis dans mes réflexions. Carrie me regardait

- vous avez raisons, reconnus-je

À quoi bon resté, j'étais morte de fatigue et je n'aurais pas avancé dans mon travail.

Je me levai, pris mon sac et sorti du bureau, suivit de Carrie. L'esprit ailleurs, je marchais dans le couloir, puis m'arrêtai soudain.

- si il y a le moindre problème je vous charge de m'appeler

Puis je repris mon chemin en direction des ascenseurs.

Rentré chez moi, je retirai négligemment mes chaussures et alla d'un pas traînant dans ma chambre, puis me laissai tombé sur mon lit. Des milliers d'images faisaient surface dans ma tête. Des images de mon rêve. Il avait été si beau, mais il me faisait si mal en même temps. Même si je n'avais jamais eu dans mes projets un quelconque mariage, imaginé qu'un jour Brendon et moi, nous aurions pu nous unir, cela aurait été la concrétisation de notre amour. Un jour qui aurait été à jamais gravé dans ma mémoire. Mais tout ceci appartiendrait à jamais au monde des rêves. Pour une fois, je n'avais pas fais le cauchemar qui avait tendance à tourmenté mon sommeil. Toujours cette même scène qui se répétait. Je courais dans cet immense couloir au mur blanc, j'avais beau y mettre toute ma volonté, au bout du chemin j'arrivais toujours trop tard. L'amour de ma vie était partie.

Mes paupières étaient tellement lourdes, qu'elles se fermèrent d'elles même. C'est ainsi que je passai toute la journée, endormie, sur mon lit.

J'étais sur le chemin du travail. Je me sentais en meilleur forme, me reposé la veille avait été une bonne idée. Aujourd'hui, était un grand jour pour la société. Je me sentais prête à accueillir monsieur Holden. En arrivant à l'entré du parking je mis le clignotant pour tourner. Je tournais le volant, appuyais sur la pédale d'accélération, quand une voiture me coupa la route. Un cabriolet noir. J'écrasai la pédale du frein. Je fulminai de colère, plein d'insulte en tête. Le ou la conductrice avait disparu de mon champ de vision, ce qui était normal vu l'allure à laquelle la personne roulait. Une belle voiture et on se croit tout permis. J'avançai parmi les allée, me dirigeant jusqu'à ma place de parking. C'est alors que je vis le cabriolet noir garé à ma place. Je n'en croyais pas mes yeux. Cet énergumène ne savait dont pas lire ? La plaque portant mon nom n'était pas là pour faire jolie ! Je pris la place de mon père n'ayant pas d'autre choix. Puis je verrouillai ma voiture et partie, toujours énervé, en direction des portes d'entrée de la société.

En chemin je saluai quelques employés, puis pris l'ascenseur pour me rendre au bon étage. Arrivé au huitième, je sortie de la cabine. Je m'arrêtai au bureau de Carrie.

- Bonjour mademoiselle McAllister
- bonjour, dis-je avec un ton toujours énervé

Le ou la conductrice du cabriolet m'avais mis en rogne et pour la journée !

- Monsieur Holden est arrivé il y a quelques instants

Ponctuel cet homme.

- vous voulez peut être attendre avant de le rencontré
- pourquoi ? Demandai-je à la volé
- vous avez l'air... énervé
- un imbécile ma coupé la route et ma piquer ma place de voiture
- c'était votre place ? S'exclama une voix masculine

Je me tournai, c'était un homme jeune, et très séduisant. Ses cheveux d'un noir de jais accentuait la couleur de ses yeux bleus magnifique yeux bleus.

- je suis désolé, mais je ne savais pas où me garer, dit-il avec arrogance
- et donc on se met n'importe où, bas voyons ! Il y a des places prévu pour les visiteurs

Il rigola. Carrie et moi nous nous échangeâmes un regard. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais le jeune homme prit la parole avant

- vous êtes donc Eva McAllister
- Ava, le corrigeai-je
- Eva - Ava c'est presque pareil

Oh qu'il m'énervait celui là.

- et vous êtes ? Demandais-je sans aucune courtoisie
- Monsieur Holden, mais appelez moi Declan

Le choc fut énorme. Cet arrogant était le nouvel associé. Il n'était pas du tout comme je l'avais imaginé. Tout le contraire. Jeune, hautain, arrogant et terriblement séduisant. Je ne le connaissais pas, mais le peu de mot que nous nous étions échangé me suffisais. Il m'était très antipathique ! Le supporter allait être dur, et mission impossible.

Réaction attendu !
dites moi tout !

il n'y aura pas de suite pendant un mois
car je pars en Angleterre pour finir ma période de formation en entreprise...
bonne continuation à vous toutes
bisoux







# Posté le vendredi 21 novembre 2008 16:37

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 16:59

Episode 34 : Non !

Episode 34 : Non !
- Vous avez l'air surprise, remarqua-t-il avec un sourire malicieux. Vous aviez oublié que je devais arriver aujourd'hui, conclu-t-il
- pas du tout ! Rétorquai-je

Ava calme toi ne t'énerve pas ! Juste à voir sa mine réjoui, j'étais énervé. Il m'agaçait au plus au point. Pourquoi mon père l'avait engagé lui et pas un autre.

- et si vous me conduisiez à mon bureau, proposa-t-il en se frottant les mains

Je tournai la tête vers Carrie, dans l'intention de lui demandé de conduire monsieur je me crois tout permis.

- Carrie, s'il vous plait, veuillez conduire Monsieur Holden à son bureau
- si ça ne vous dérange pas, je préfèrerais que ce soit vous qui vous vous en chargiez, dit-il

Je regardais toujours Carrie, elle ne semblait pas savoir quoi faire, le regard hésitant et à la fois perdu. En plus d'être arrogant, il était exigent. Le téléphone du standard se mit à retentir. Carrie prit le combiné et répondit

- Carrie m'a l'air occupé, sourit Declan

Je lui lançai un regard empli de haine. Malgré ça, il continuait de sourire.

- après vous Mademoiselle McAllister.

Il tendit le bras en direction du couloir à emprunter. J'étais vaincu. Soupirant, j'ouvris la marche et le conduisit au bureau qu'occupait d'ordinaire mon père. Cela n'était que provisoire. Dés que mon père serait apte à reprendre le travail, je comptais bien à ce que ce cher Monsieur Holden passe à la trappe. Cette perspective me faisait sourire intérieurement.

Arrivé à la porte, je l'ouvris et me décalai pour le laisser entrer. En entrant, il jeta un coup d'½il à la pièce et me fit face.

- très jolie, mais je pensais avoir mon propre bureau et non celui de quelqu'un d'autre

Inspire, expire, garde ton calme

- il n'y a que celui-là de libre, dis-je en essayant d'adopter un ton neutre. Mais sinon il reste toujours le couloir, je suis sûr que vous vous y sentirez à l'aise

Il me fit un grand sourire. Soit il était un parfait crétin, ou alors il faisait semblant de l'être. Je ne me montrais pas sociable envers lui, et il restait indifférent.
Il s'avança jusqu'à la fenêtre, qui se trouvait derrière le bureau, ouvrit un des stores, et regarda l'extérieur.

- dans le couloir je n'aurais pas une aussi jolie vu, dit-il avec arrogance.

Il se retourna et me fit face.

- dans ce cas j'en conclu que ce - et j'insistais sur ce dernier mot - bureau vous ira parfaitement.

Je tendis le bras et attrapa la poigné de la porte

- bienvenue dans la société, lui souhaitai-je sans le penser

Je sorti a reculons du bureau et fermai la porte.

Moi qui avait attendu l'arrivé de cet homme avec autant d'impatience, j'étais déçu. Je ne comprenais pas le choix de mon père. Ce type devait avoir 28 ans tout au plus. Il était trop jeune pour occuper une place aussi importante dans la société. Jeune, je l'étais aussi, mais c'était différent, je n'avais pas choisi ce poste. Je l'avais obtenue malgré moi.

En milieu d'après-midi, mon père, me fit une visite surprise. Il voulait rencontrer l'homme qu'il avait engagé, et s'assuré que tout ce passait au mieux. Il était venu me dire bonjour, puis était partie voir Monsieur Holden.
J'étais en pleine lecture, d'un dossier, quand mon père entra dans mon bureau. Je levais les yeux du document et le vit s'asseoir à l'une des chaises libres devant le bureau.

- alors ? Demandais-je curieuse de savoir comment il trouvait le nouvel arrivant
- c'est un homme très sympathique
- pardon ? Sympathique ? M'exclamais-je très étonné. Il est tout sauf sympathique ! Le mot arrogant a été inventé pour lui !
- j'ai discuté avec lui et il ne m'a pas semblé arrogant comme tu le dis.
- il ne l'a pas été devant toi, tu es son patron. En plus il ne sait pas lire, il ma soufflé ma place de parking sous le nez
- je comprends mieux pourquoi je n'ai pas pu occuper la mienne

Je lui fis un sourire gêné

- Pourquoi tu l'as engagé lui et pas un autre. Je ne remets pas tes compétences en doute. Mais Monsieur Holden me semble très jeune pour occuper le poste que tu lui a confié. Quelqu'un de plus mûr et avec plus d'expérience aurait peut être été un meilleur choix.
- parmi tous les CV que j'ai reçus, le sien était le meilleur. Premier de sa classe, il a travaillé dans de très grand cabinet d'avocat. Il est doué dans ce qu'il fait. Je ne m'inquiète pas sur ses compétences.

Que réponde à ça ? Il était même plus compétant que moi.

- à vous deux vous ferez du très bon travail, j'en suis persuadé, poursuivit-il. Ava, je ne te l'ai peut être pas dit, mais durant ces dernier mois tu t'es très bien débrouillé.

J'écarquillai les yeux sous le compliment qu'il me faisait

- tu as su gérer la société toute seule, au-delà de mes espérances.

Pourquoi avoir engagé Monsieur je me permets tout dans ce cas ?

- ne pense pas que j'ai engagé Monsieur Holden pour te remplacer. Mon intention était de te soulagé. Tu es trop jeune pour porté sur tes frêles épaules toute une société
- merci, dis-je simplement, ne sachant pas quoi dire d'autre

Les yeux baissé sur le document d'un dossier, j'évitais son regard. J'étais touché qu'il ait pensé à mon bien être. Même si cela arrivait bien trop tard.

- tu as eu des nouvelles de...

Je relevai la tête, son expression m'indiquait qu'il hésitait à prononcé le prénom tabou.

- non, c'est terminé.
- pourquoi ne l'appel-tu pas ?
- parce que cela ne servirait à rien
- je trouve que tout ceci est du gâchis. De plus, je l'appréciais de plus en plus. Il avait l'air plus sincère que ce qui ta servis de fiancé.

La façon dont il parla de Kevin, m'arracha un sourire malgré moi

- je suis content que tout se passe bien, mon inspection terminé je peux rentré. Si je tarde trop ta mère va me réprimander et peut être même me punir de dîner, plaisanta-t-il, tu la connais.

Je lui répondis d'un sourire.

- si il y a le moindre problème, tu sais quoi faire
- oui papa, je t'appel

Cette fois-ci ce fut lui qui répondit d'un sourire. Il se leva, me souhaita une bonne fin d'après-midi et quitta mon bureau.

Il était 18h, je sorti de mon bureau et marchai jusqu'aux ascenseurs. J'appuyai sur le bouton pour en appeler un et attendit patiemment. Les portes s'ouvrirent et je gagnai cette espace réduit. J'appuyai sur le bouton du réez de chaussé, quand quelqu'un entra.

- quelle coïncidence, remarqua Declan en souriant
- je dirai que je suis vraiment chanceuse aujourd'hui, ironisai-je en regardant avec insistance les portes de l'ascenseur
- votre père est venu me rendre visite, dit-il sans relevé. Tout les gens que j'ai rencontré, qui disent le connaître, mon parlé de lui comme étant froid et impressionnant, qu'ils étaient intimidé. Moi, il me fascine.

Je posai mes yeux sur Declan. Il avait l'air sincère et fasciné rien que d'en parler. Moi, étant sa fille, je partageai quand même l'opinion de tout ces gens.

- vous avez beaucoup de chance de l'avoir comme père. Un modèle à suivre
- je sais tout cela Monsieur Holden
- appelez-moi par mon prénom s'il vous plait

La cabine d'ascenseur s'arrêta, et les portes s'ouvrirent

- si vous voulez Duncan
- Declan, me corrigea-t-il
- c'est pareil, ça commence par un D, dis-je en partant dans le hall, laissant derrière moi, un Declan la bouche ouverte

Mon erreur était intentionnelle.

Je devais avouer que Declan m'étais d'une grande aide. Je quittai mon bureau, à la même heure que les autres employées quittaient le leurs, et ça, tous les soirs. Pour cela, je lui en étais reconnaissante. Mais c'était bien pour cette seule raison. Je n'arrivais pas à le supporter, à l'encadrer. Entendre sa voix, ou même le voir, m'étais insupportable. Il ne manquait jamais une occasion de m'énervé. Il faisait exprès de m'agacé avec ses petits sourires, et des petites remarques. Ce n'était rien de méchant. De la bouche de quelqu'un d'autre, j'aurai certainement rigolé, mais dans la sienne, impossible !

Les mois passèrent et se ressemblaient. Parfois, quand le téléphone sonnait, je me surprenais à encore espérer entendre sa voix. Mais s'était rêvé éveiller. Je n'arrivais pas à me faire à l'idée. Comment s'y faire ?

Comme tous les dimanches, après mon jogging, je rentrai prendre une douche, puis me hâtai à partir. J'avais pris pour habitude d'aller déjeuner chez mes parents. Ce qui rendait ma mère folle de joie. Pourtant, ce dimanche là, en entrant dans la salle de bain, quelque chose me fis prendre une initiative. Je pris le lave vitre avec un chiffon et effaça - enfin - de mon miroir, le « je t'aime » qui y était - encore - écrit. J'aurai dû le faire depuis longtemps, mais je n'avais pas eu le courage. Pourtant, aujourd'hui, je l'avais enfin eu. J'eu quelques regrets, sur le moment. Mais s'était comme tournée une page. Je devais passé à autre chose. Au fond de moi, j'éprouvai une sorte de soulagement, pour ce que je venais de faire.

Plusieurs minutes plus tard, je fus prête à partir. Je pris mes clés, fis une caresse à Mr Jack, et sortie. Le trajet fut rapide. Comme à mon habitude, je garai ma voiture dans l'allée. En sortant de mon véhicule, je remarquai qu'il y avait la voiture de ma cousine à quelques mètres, sur le trottoir. N'y ma mère, n'y ma propre cousine, ne m'avais informé que cette dernière serait là. J'étais ravis de sa présence, comme toujours. À grand pas je me dirigeai jusqu'à la porte, puis entrai en toquant quelques coups. Histoire d'informé que je venais d'arrivé. Je posai mon sac au pied du porte manteau, puis me dirigeai jusqu'à la cuisine, d'où s'échappai des voix féminines.

- bonjour tout le monde, dis-je en entrant, et coupant ainsi toute discussion
- bonjour ma puce, répondit ma mère en me faisant la bise
- salut toi, répondit ensuite ma cousine

Ma mère était derrière la table de travail. Un couteau dans une main, un poivron rouge dans l'autre, elle préparait le déjeuner. Heather était tranquillement assise, derrière la table, un verre d'eau devant elle.

- tu vas bien ? Me demanda ma mère
- oui, comme toujours

J'allai jusqu'à la table, tirai une chaise et y pris place.

- je ne savais pas que tu venais aujourd'hui, dis-je en regardant ma cousine
- je n'ai pas vraiment été invité

Elle fixait son verre, des yeux

- je me suis incrusté, dit-elle d'une petite voix innocente
- Heather, tu sais bien que tu viens quand tu veux, intervenu ma mère
- merci Suzanne

Ma cousine lui fit un sourire, auquel ma mère répondit d'un air maternel. Ma mère posa son couteau sur la table de travail, puis ouvrit le placard ou était rangé les assiettes. Elle tendit les bras, et en sortie quelques unes.

- si tu veux me remercier, dit cette dernière en s'avançant jusqu'à nous. Va dresser la table s'il te plait, avec ta cousine.

Ma mère posa les assiettes sur la table, devant Heather et retourna s'affairer à continué de préparer le repas. Heather se leva et prit les assiettes. Des yeux, je comptais les assiettes. Allé savoir pourquoi. J'en comptai cinq, nous serions quatre à table.

- maman tu t'es trompé, tu as sortie une assiette de trop

Elle fronça des sourcils

- oh mince, je croyais en avoir compté cinq pourtant

Elle ouvrit, une fois encore, le placard

- il y en a cinq, me précipitai-je de lui dire.
- le compte est bon alors, conclu-t-elle
- tu as invité quelqu'un ? Demandais-je
- pas moi, mais ton père, répondit-elle. Il s'agit de Monsieur Holden
- non ! Pas lui ! M'écriais-je

Ma mère et ma cousine me regardèrent surprise. Toutefois, ma mère l'était plus. Heather était au courant de mon aversion envers Declan, ma mère, non.

- je ne supporte pas cet homme !
- avec ce que ton père m'a dit à son sujet, il a l'air d'être une personne très bien
- il en a juste l'air. Je dois le supporter tout les jours aux bureaux, crois moi, ce mec, c'est un véritable cauchemar
- Ava, n'exagère pas voyons
- pourquoi personne ne se donne la peine de bien vouloir me croire, m'énervais-je.

Je me levai, pris les assiettes des mains de ma cousine et sortie de la cuisine comme une furie. Je partie dans la salle à mangé, me calmer. Posai la pile d'assiette sur la table, et m'assis sur une des chaises. Pourquoi je m'étais emporté de cette façon ? Bonne question. Je ne le savais pas. La colère avait prit le dessus, sans même que j'arrive à la canaliser. J'entendis la porte à battant s'ouvrir, et se refermer par la suite, dans mon dos. Des yeux, je vis des mains poser des couverts sur la table.

- Ava, calme toi, me conseilla Heather

Je lui lançai un regard froid

- il me rend dingue ! Être obligé de le voir tout les jours, sur mon lieu de travail, est déjà assez pénible. Alors en plus le toléré chez mes parents... il m'énerve, il n'arrête pas de me lancer des petits piques à longueur de journée. Et puis son air supérieur m'exaspère, comme son arrogance, et sa tendance à ce croire irrésistible.
- je sais tout ça, tu me l'a déjà répété, des tonnes de fois, dit-elle en me souriant.

Elle posa sa main sur mon épaule en geste de réconfort.

- c'est parce qu'il m'agace, concluais-je

La porte d'entrée claqua, deux voix masculines nous parvinrent de l'entrée. Mon père, accompagné de - malheureusement - Declan. Je les entendis se rendre dans la cuisine. Ma cousine et moi ne firent aucun bruis, écoutant ce qui se déroulait dans la pièce voisine.

- Declan, je vous présente ma femme, Suzanne

La voix de mon père contenait de la fierté en disant cette phrase.

- je suis très heureux de faire votre connaisse, dit Declan mielleusement

Ah qu'il m'énervait !

- le plaisir est partagé, répondit ma mère

Elle tombait dans le panneau. Après mon père, Declan avait réussi à se mettre dans la poche ma mère. Il ne manquerait plus qu'il en soit de même pour Heather.

- où sont Ava et Heather ? Demanda mon père
- à côté, elles mettent la table

Les bruis des pas se rapprochèrent. Je voulu me lever de ma chaise, mais la main de ma cousine, posé sur mon épaule, m'obligea à rester assise. Je l'interrogeai du regard, elle me répondit d'un sourire. Je lui jetai un regard noir, ce qui ne la déstabilisa pas pour autant. La porte s'ouvrit, je tournai la tête et vis mon père, suivit de Declan, entrer dans la salle à manger. Ce dernier croisa mon regard noir, tout souriant. Comme ma cousine, cela ne lui fit rien.

- bonjour Richard
- bonjour Heather, tu vas bien ?
- superbement bien, répondit-elle
- Declan, je vous présente ma nièce, Dit-il en la désignant d'un mouvement de bras. Vous connaissez déjà ma fille, rigola-t-il, les présentations ne sont pas nécessaire.
- effectivement, ouvrit la bouche Declan

J'eu soudainement une vision ou je me voyais très clairement mettre du scotch sur sa bouche. Victorieuse de le faire taire, j'en étais toute souriante. Malheureusement, cela n'était qu'une vision du ma pure invention.

- Declan est le collègue d'Ava, expliqua mon père à ma cousine
- oui je sais, on m'a déjà parlé de vous, avoua Heather
- en bien j'espère, plaisanta Declan

Je dégageai mon épaule de l'emprise de la main d'Heather et me levai. Pour répondre à Declan, je me raclai la gorge. Puis sortie de la salle à manger pour entrer dans la cuisine.

- un conseil, planque les couteaux ! Avertissais-je ma mère
- pourquoi ça ? Demanda-t-elle étonné
- j'ai une envie de meurtre ! Répliquais-je agacé

Dans la pièce voisine, ils avaient dû entendre mes dernières paroles. Je m'en moquais. Declan était prévenu.

- essai de resté correcte tout au long du déjeuné s'il te plait, me supplia ma mère

Elle perçu mon hésitation

- je ne t'ai pas élevé de cette façon !
- je vais essayer, mais s'il me cherche...

Je m'interrompis lorsque la porte s'ouvrit. C'était ma cousine.

- il m'a l'air très sympathique cet homme, déclara cette dernière
- je suis donc la seule à le voir tel qu'il est ! Arrogant et manipulateur !

Ma mère prit le saladier, se dirigea ensuite jusqu'à la porte

- n'oubli pas ce que je t'ai demandé, me rappela-t-elle

Puis elle disparu dans l'autre pièce.

- je peux me permettre une suggestion ? Me demanda Heather
- vas-y, soupirais-je
- je trouve ce Declan très bel homme

Et voila elle craquait pour lui.

- et je pense que tu es amoureuse de lui
- HEIN ! QUOI ? Criais-je étonné, très étonné
- arrête de crier !

J'étais ébahi. Moi amoureuse de Declan, elle était bonne celle là. Comment pourrais-je ressentir quoi que ce soit pour cet homme !

- Heather tu en as d'autre des comme ça ?
- laisse moi finir veux tu ! À chaque fois que l'on se voit, tu me parles tout le temps de lui. Declan par ci, Declan par là. Pour une personne que tu méprise, je trouve que tu parle beaucoup d'elle ! Je le trouve très charmant, et sympathique. Il n'y a qu'avec toi qu'il est insupportable. Tu connais le proverbe « qui aime bien châtie bien » et bien penses-y, parce que la façon dont il te regardait ça veut tout dire.

Je la regardais, de moins en moins sûr de moi. Et si elle avait raison ? Non ! Declan... Non ! Non et renon !

- je ne pense pas que Declan soit quelqu'un de méchant, laisse lui une chance. Tu ne risque rien.
- hors de question
- il faudra bien que tu passes à autre chose, que tu tournes la page Brendon. Le chapitre de votre histoire est terminé ! Il faut que tu en commence un autre, et avec un autre homme. Tu as le droit de trouver le bonheur. Tu ne vas pas continué à vivre avec le passé !

Brendon, Brendon, Brendon. Son prénom résonnait dans ma tête. Il avait fait irruption dans ma vie à une telle vitesse. Il en était sorti tout aussi vite. Enfin, pas dans mon esprit. Je vivais avec le fantôme de notre histoire. Heather disait ce que je refusais de reconnaître. Effacer une déclaration d'amour sur un miroir ne suffisait pas, il fallait que j'agisse. Pourquoi cela ne pouvait pas être aussi facile à faire qu'à dire ?

- je suis d'accord, mais pas avec Declan

Sur ce, j'allai dans la salle à manger rejoindre mes parents et leur invité. Ils étaient tous installé à table. Mon père au bout, ma mère à sa gauche, et Declan à côté d'elle. Je pris place sur la droite de mon père. Heather s'assit à la place libre de ma droite. Mon père était en pleine discussion. Il racontait à ma mère, la partie de golf de ce matin même. Vantant les prouesses de son employé. J'écoutais d'une oreille distraite, concentré sur mon assiette. Puis l'impression d'avoir des yeux sur moi ce fit ressentir. Je levai la tête. Il me regardait, sans l'ombre d'un sourire. Je ne l'avais jamais vu aussi sérieux, il me troublait. Je n'avais jamais remarqué à quel point ses yeux étaient aussi bleus, aussi étourdissant. J'avais l'impression de me perdre dedans. Le bruis d'une fourchette tombant par terre, me fit reprendre mes esprits. Personne n'avait rien remarqué. Mes parents discutaient ensemble, et ma cousine semblait les écouter.

- maman, dis-je en interrompant la conversation. Je dois y aller, j'ai une course à faire.

Je me levai, emmenai mon assiette, ainsi que mes couverts dans la cuisine. Je les posai au fond de l'évier.

- qu'est-ce qui ce passe ? Me fit sursauter la voix de ma mère, dans mon dos
- rien, j'ai juste oublié que j'avais une course à faire, mentis-je

Elle me regarda soupçonneuse. Sachant qu'elle n'obtiendrait rien de plus elle capitula

- tu viens dimanche prochain ?
- comme tout les dimanches maman

Je lui fis un bisou sur la joue et m'en allai, comme une voleuse. Rapidement, je montai dans la voiture, démarrai et partie. Cependant je ne pris pas le chemin de mon appartement, mais celui d'un autre lieu où j'aimais me rendre pour réfléchir.

Penché, les bras posé sur la rambarde de la jetée, je fixai l'horizon. J'entendais le son qu'émettaient les vagues projeté contre les piliers en bois de la jeté. Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu ici. D'une certaine façon cela m'avait manquer, ce panorama était magnifique. Mais me retrouver là, signifie que quelque chose n'allait pas dans mon existence. Resté ici seul, pendant des heures et des heures, je l'avais déjà fais.

Ce qui s'était passé, durant ce déjeuner, ne me plaisais pas. Ses yeux, le message qu'ils émettaient. La façon dont j'avais pu m'y perdre. Ma réaction avait été brutale, mais je ne l'avais pas contrôlé. Trop effrayé par ces quelques secondes perdue dans la contemplation de ses prunelles. Tombais-je vraiment amoureuse de Declan alors que je pensais encore à Brendon ? D'ailleurs comment pourrais-je éprouver quoi que ce soit envers un homme comme Declan. Il était tout le contraire de Brendon. Arrogant, énervant, antipathique, alors que Brendon était attentionné, gentil, bienveillant, doux... et voila que maintenant je les comparais. Je me montais la tête bêtement, pour un simple regard échangé. Declan était mon collègue, et il n'en serait pas autrement !

En fin d'après-midi, je me décidai enfin à rentrer chez moi. Comme je m'y étais attendu, en rentrant, mon chat vint m'accueillir. Il se frotta à mes jambes, tout en ronronnant. Mr Jack avait faim, et s'était sa façon de m'en avertir. Je parti dans la cuisine, le chat sur mes pas. Je déversai quelques croquettes dans sa petite écuelle, puis partie dans le salon, regarder la télévision. Ce que je fis toute les soirées.

Le lendemain, la semaine repartait pour un tour. J'étais dans mon bureau, accaparé par mon travail. Aujourd'hui, je n'avais pas vu Declan. Tant mieux, je n'avais pas envie de le voir. Je préférais l'évité pour quelques temps. Pour toujours si possible. Mais je savais bien que je finirai par le croiser. Peut être aurais-je le droit à une petite remarque désobligeante de sa part.
Je prenais quelque note sur une feuille de mon calepin, quand on toqua à la porte.

- entrez, dis-je sans lever les yeux de la feuille que je complétais

La porte s'ouvrit. Je vis une silhouette entrer, puis entendis la porte se refermer.

- cinq petites secondes, dis-je
- prenez votre temps

Sans prendre la peine de mettre sur papier mes quelques idées, je levai la tête. Declan était dans mon bureau.

- que voulez- vous ? Demandais-je d'emblé, prenant soin de ne pas le regarder dans les yeux
- je crois que ce dossier m'a été remis par erreur

Il me tendit une chemise cartonné bleu foncé. Je la pris et l'ouvris.

- effectivement, reconnu-je. C'est moi qui m'occupe de cette affaire, merci.

Je m'attendais à ce qu'il s'en aille, mais il resta immobile, tel une statue.

- vous voulez autre chose ?
- vous êtes partie précipitamment hier, dit-il avec réserve
- une course urgente à faire, mentis-je
- vos parents sont vraiment des gens charmants.
- Declan, vous n'êtes pas venu pour me parler de mes parents
- vous avez raison

N'osant toujours pas croisé son regard, j'attendais qu'il poursuive

- accepteriez-vous de venir dîner avec moi ce soir ? Se lança-t-il enfin

Perturbé par sa demande, je ne pus m'empêché de plonger mon regard dans le sien. Je ne m'attendais pas à ça, pas à cette requête de sa part. Ses prunelles reflétaient de la douceur, une profonde envie que je réponde oui.

- je suis désolé, mais je ne peux accepter.
- demain soir alors, insista-t-il
- non, je regrette
- si vous changez d'avis, vous savez où est mon bureau

Il sortie sans ajouter quoi que ce soit. Je n'arrivai pas à me remettre de ça proposition. Je n'avais pas l'intention d'accepter. Dîner avec lui, revenait à allé visiter les enfers !

Le jour suivant, puis le suivant, et le suivant, Declan réitéra sa demande. À chaque fois, il avait droit à la même réponse, non ! J'aurai cru qu'il finirait par se décourager, mais non. Chaque jour, quand on se croisait, dans un couloir, ascenseur, ou autre, il me reposait toujours la même question. Monica, à qui j'en avais parlé, me poussais à accepter. Bien évidement elle s'était rangée du côté de ma cousine.

- il t'a demandé ? Demanda-t-elle un midi, alors que nous déjeunions au restaurant pendant notre pause.

Par il, j'entendais Declan, bien évidement.

- non
- Ava, Ava, Ava, dit-elle en soupirant
- Monica, Monica, Monica

Elle me fit un sourire amusé

- dis oui, tu n'as rien à perdre.
- non, m'entêtais-je
- ce n'est qu'un petit dîner. Et puis s'il se montre insupportable avec toi, tu n'auras qu'à lui balancer ton verre d'eau dans la face. Tu te sentiras soulagé, et au moins tu auras tenté

Je la regardai silencieuse, réfléchissant.

- l'idée du verre, me plait bien

Elle rigola

- ce n'est pas vraiment ce que j'espérais que tu dises, mais c'est un début.
- sinon quoi de neuf ? Lui demandais-je pour changer de sujet
- j'ai eu des nouvelles d'Alyssa
- comment va-t-elle ? M'empressai-je de demander
- très bien. Elle se plait toujours autant à la galerie où elle travail. Et avec Ryan ça marche du tonnerre, rit-elle
- faudra que je l'appel, dis-je

Ma pause déjeuné terminée, je retournai travailler. Sur le chemin de mon bureau, je croisai Declan

- Ava..., commença-t-il
- la réponse est non ! Le coupai-je habitué à entendre la suite

Il sourit, amusé par ma réponse, et continua son chemin.

Une nouvelle journée de terminée, pensais-je en quittant mon bureau. Oui, une nouvelle journée de terminé, mais pourtant, je n'avais pas envie de rentrer chez moi pour suivre ma petite routine habituelle. C'est alors que je repensais à la suggestion de Monica le midi même. Et puis finalement pourquoi pas ? Un dîner n'engageait à rien. Cela me passerai le temps, et Declan me lâcherai enfin avec ça. Ce serai un début pour oublier le passé, l'oublier lui. Je devais me forcer à avancer, à agir. D'un pas résolu, je marchai jusqu'au bureau de Declan. Sans frapper j'entrai. Il était en train d'écrire, quand il s'arrêta pour me regarder.

- pour le dîner, c'est maintenant ou jamais, l'informai-je

Il me fit un sourire. Il se leva, reboucha son stylo, le jeta sur son bureau. Enfila sa veste très rapidement et vint jusqu'à moi.

- j'émet une condition ! L'avertissais-je
- laquelle ? Demanda-t-il en fronçant des sourcils
- interdiction de m'adresser la parole de tout le repas!

Il rigola

- c'est d'accord, accepta-t-il


Vos impressions sont les bienvenue =D

Aimez vous Declan ?
Vous pensez qu'il y aura quelque chose avec Ava ?
Va-t-elle revoir Brendon ?

Bon je vais me montrer exigeante today
comme ma suite est très longue (12 pages word) punaise j'ai pas chômé
j'aimerai avoir 60 com's pour publier la suite (qui est déjà prête)
je compte sur vous, j'aimerai la posté au plus vite

X-PommE-X

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 15:50

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:41

Epilogue de fin : Tout est bien qui fini bien

Epilogue de fin : Tout est bien qui fini bien
Epilogue de Fin

Le grand panneau annonçant les départs affichait que mon avion venait de décoller, il y avait une minute. Je l'avais raté d'une minute, une infime petite minute. Une minute qui changeait le court de ma vie. Il était à bord, et moi ici, dans ce hall agglutiné de voyageur. Je l'avais raté, c'était fini. Sans les contrôler, les larmes avaient inondé mes yeux, pour se déverser sur mon visage. Je pleurais en silence, ma peine était si grande, j'aurai voulu la crier. Mon regard était encore, et toujours braqué sur le tableau des affichages des vols, réalisant que je l'avais perdu pour de bon. Je senti une main se posé délicatement sur mon épaule, je me retournai d'instinct et eu du mal à en croire mes yeux. Peut être était-ce une hallucination, cela ne pouvait être que ça. D'un revers de main, il essuya les larmes qui coulaient sur mes joues. Au contact de sa main sur ma peau, je frémi, constatant avec une joie immense qu'il était bien réel.

- tu n'es pas partie, dis-je d'une voix tremblante

Je lui sautai dans les bras, le serrant fort contre moi. J'avais cru l'avoir perdu, par chance il n'était pas monté dans l'avion.

- Brendon je t'aime, pleurai-je dans ses bras. Je ne veux pas te perdre, je te suivrais là où tu voudras, tu es la personne la plus importante dans ma vie. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, répétai-je sans cesse.

Il n'ouvrit pas la bouche. Étrange. Je relâchai mes bras autour de lui. Il n'était pas comme d'habitude, mais cela m'importai peu, il était là, c'était tout ce qui comptait. Je mis ma main dans la sienne, et remarquait encore une chose étrange. Sa peau d'ordinaire chaude était froide. Encore une fois je n'y prêtai pas une attention particulière.

- tu viens ? Lui demandai-je le tirant par la main pour l'incité à me suivre

Je voulais quitter cet aéroport le plus vite possible. Il ne bougea pas, je senti sa main se défaire de la mienne. Son regard plongé dans le mien, il recula. Ses yeux étaient froids et ne laissaient rien transparaître, il était comme une coquille vide. Sans prononcer le moindre mot, il s'éloigna de moi.

- Brendon ! L'appelai-je

Mais rien n'y faisait, il s'éloignait de plus en plus. Je fis quelques pas en avant, essayant de réduire les mètres qui nous séparaient. La foule se faisait plus dense entre nous, j'avais du mal à ne pas le perdre des yeux. J'augmentai la cadence ne voulant être séparé de l'homme que j'aimai par-dessus tout.

- BRENDON, criai-je dans le hall

Personne ne faisait attention à moi, les voyageurs continuaient leur chemin, m'ignorant. J'avais cette impression d'être invisible, j'aurai pu crier à plein poumon que personne ne m'aurait entendu. Je ne cherchais pas leurs attentions, je voulais juste avoir celle de Brendon. Malgré tout mes efforts, je perdis le contact visuelle, la distance était devenu trop importante entre nous deux.

- BRENDON, criais-je une nouvelle fois. C'était un cri de désespoir.

Mes pas se firent plus rapide, je bousculais des personnes sur mon chemin, sans m'excuser, trop préoccuper à le retrouver. Plus j'avançais et plus j'avais le sentiment que je l'avais perdu. Brendon n'était plus là, pourquoi avait-il agi de la sorte ? Je m'arrêtai tout d'un coup de marcher, désemparé. C'était belle et bien la fin. Mes larmes se remirent à couler. Je me laissai tomber à terre, les genoux contre le carrelage blanc et froid. Mon c½ur était en miette, éparpillé dans tout mon être. Je pleurai à en suffoqué, n'arrivai plus à respiré normalement. Le hall qui résonnait par les pas et les discussions des personnes qui étaient présente se turent, il n'y avait plus que l'écho de mes sanglots qui résonnaient à présent.

Quelque chose se posa sur mon ventre, ce qui me fit ouvrir les yeux. Je constatai que tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve, mauvais rêve qui s'étaient un jour réalisé. Cela faisait des années que je ne l'avais pas fait. Je ne comprenais pas pourquoi il me rattrapait après six ans.

Je posai ma main sur la petite main qui s'était posé sur mon ventre. La mienne faisait son double. Sa peau était chaude et douce. Sans bouger, j'observai ma fille profondément endormie entre son père et moi. Ma petite Jade avait quatre ans. Elle représentait, à mes yeux, la meilleure réussite de ma vie. C'était une enfant discipliné et sage. Je ne pouvais m'empêcher de la prendre dans mes bras, lui faire des câlins autant que possible. Elle aimait ça. Pratiquement tous les matins, à mon réveille, je la trouvais endormit entre Declan et moi.

Depuis le jour où j'avais accepté de diner avec lui, six ans s'était écoulé. Le temps était passé à vive allure. Les jours étaient devenus des semaines, les semaines des mois et les mois des années. Après ce premier diner, d'autres s'étaient succédé. Le Declan prétentieux et sûr de lui, que je détestais, avait laissé place à un homme gentil et attentionné. Après plusieurs mois de lutte acharné, il avait réussi à me séduire. J'avais finis par me laissé faire à son charme, enclin à ouvrir mon c½ur à un autre homme. Declan m'apportait tout l'amour dont j'avais besoin.

Je vivais dans le bonheur, j'avais réalisé mes rêves. Nous vivions dans une maison en bord de mer. Mon métier me passionnait toujours autant. Avec tout ce dit bonheur, pourquoi avais-je refais ce mauvais rêve ? Pourquoi je revivais ce jour que j'aimerai tant effacer de ma mémoire. Qu'était devenu Brendon ? Question que je me posai parfois. Je n'en savais rien et n'avais jamais tenté de le savoir. Avec le temps, j'avais perdu contact avec Alyssa, était-elle toujours avec Ryan ? Sûrement, ils avaient l'air fait l'un pour l'autre, mais avoir l'air ne suffisait pas dans une relation, j'en savais quelque chose à ce sujet. Elle avait compté parmi mes meilleures amies, mais le faite que son petit ami soit le meilleur ami du mon ex petit ami, ne nous avait pas rendu service. Parlé avec elle m'aurait été trop douloureux, j'aurai été tenté de lui demander comment allait Brendon, chose que je m'étais refusée. Coupé tout contact pour ne plus vivre avec le passé avait été la meilleure chose à faire.

Maintenant que j'étais réveillé, je n'arriverais sûrement plus à me rendormir. Même à resté allonger. Pour ces raisons, je me levai du lit, sans faire de geste brusque. J'allai dans la salle de bain, je vis sur ma montre qu'il était 8 heures. Le salon où était dressé le petit déjeuné devait être ouvert. Je me fis un brin de toilette, puis m'habillai et sortit de la chambre d'hôtel. Je ne voulais pas réveiller mes deux amours, ils étaient si beau tout deux, endormis à point fermé.

Ma cuillère tournait dans ma tasse de café, le regard perdu. Beaucoup de chose refirent surface dans mon esprit, beaucoup trop de choses. Le passé revenait à causse de ce maudit cauchemar. J'avais la gorge noué, même le café ne passait pas. Renonçant à avaler quoi que ce soit, je sortie de l'hôtel pour allé faire un tour en ville. Me changer les idées était la clé.

Les rues de Las Vegas n'avaient pas changé. Elles étaient toujours autant encombrées, visité. Le temps était radieux, la température était délicieuse, surtout pour moi qui étais en tee-shirt. Nous étions arrivé hier soir. Declan avait racheté une société d'avocat, voila la raison de son déplacement. Le mien était tout autre. Mon compagnon avait insisté pour que Jade et moi soyons du voyage. Las Vegas étant ma ville préférée j'avais accepté. Cela faisait six ans que je n'étais pas revenu ici. J'avais évité cette ville tant que possible pour des raisons évidentes. Les magasins étaient les mêmes. Parfois, certaines devantures avaient changés, repeinte, rénové. Certaines rues ravivaient des souvenirs en moi. Celle où je marchais en ce moment même me fit sourire. Un soir, Brendon m'avait porté sur son dos jusqu'à mon hôtel. C'était comme une balade aux souvenirs, de bons souvenirs que je croyais avoir oublié. Tout ceci était étrange, j'avais cette drôle d'impression que mon corps flottait de rue en rue. La rue dans laquelle je marchais déboula sur une grande place, pas n'importe laquelle.

La place derrière l'immense Ceasar Palace. Quelques passants déambulaient de droite à gauche, l'air de rien. J'étais comme cloué sur place. Mes pieds étaient collés sur le sol pavé. Je fixai l'horizon sans ciller. La fontaine trônait au centre de la place, de là où je me tenais, je pouvais entendre l'eau couler. Sa grandeur m'émerveillais, comme autrefois. Mon c½ur bâtait la chamade, j'étais comme dans un rêve. D'elles même mes jambes prirent le contrôle. Tout avait commencé ici, cette fontaine représentait beaucoup de chose pour moi. Je m'accoudai au rebord, sentant les gouttes d'eau atterrir sur mes bras nu. Je me revoyais ici même, il y a six ans, jeter mon cellulaire, rire avec lui et enfin notre premier baiser. Je secouai la tête, voulant chasser toutes ces images de ma tête, mais sans y parvenir. Mes lèvres pouvaient presque sentir celle de Brendon sur elles, leurs douceurs encore inégalées, et leurs goûts sucrées. Que m'arrivait-il ? C'était ce lieu qui me faisait divaguer. Bêtement, je me surpris à chercher mon portable, ainsi que mon escarpin. La fontaine avait du être nettoyer car je ne les trouvais pas. Comme ci rien ne s'était jamais dérouler ici. Ou alors la preuve qu'une page s'était tournée.

Combien de temps étais-je resté là, à rêvasser, je n'aurai su le dire, mais je me sentais en paix avec moi-même. Parfois un passant s'arrêtait, et lançait une pièce après avoir fait un v½u. Touriste, pensais-je en les voyant agir de la sorte. Je regardais les passants sans vraiment les voir. Absorbé par mon esprit encore une fois. J'entendis une chanson retentir, il me fallu quelques secondes pour m'apercevoir que c'était mon téléphone mobil qui sonnait.

- allô, dis-je en décrochant
- bonjour mon c½ur, fit une voix heureuse

C'était Declan, il devait se demander où j'étais passé

- bonjour mon amour
- où es tu ? demanda-t-il
- je suis en ville, je me suis promené
- dis-moi où tu es, que je t'y rejoigne avec Jade
- sur la place derrière le Ceasar Palace, je suis à la fontaine.
- on arrive, à tout de suite

Il raccrocha. Je rangeai mon téléphone dans mon sac. Balayais des yeux la place. Une femme, aux longs cheveux bruns, marchait joyeusement, riant aux éclats. Son bonheur était manifeste.

Elle tenait la main à un homme plus grand qu'elle, brun. Voilà la raison de son bonheur. Je les percevais juste de dos. La femme lâcha la main de l'homme, avança d'un pas rapide, puis se retourna devant lui. Elle était jeune, 26 ans peut être, et d'une grande beauté. Elle semblait lui demander quelque chose, d'où je me trouvais, je ne pouvais les entendre. L'homme mit ses mains dans ses poches, il avait l'air de chercher quelque chose. Il sorti une de ses mains et donna un objet, qui au reflet du soleil scintilla, à sa petite amie. Ils s'approchèrent tout droit dans ma direction.

Jusqu'à présent, je n'avais pas apporté le moindre intérêt à l'homme, trop accaparé par la jeune femme, et à la joie qu'elle émanait d'elle. Mon c½ur s'arrêta de battre, le souffle coupé, à l'instant même ou mes yeux se posèrent sur lui. S'était Brendon. L'homme qui avait hanté mes nuits, dans mes rêves - cauchemars, n'était qu'à quelques mètres de moi. Il n'avait pas changé, si ce n'est le poids des années qui s'affichaient sur son visage, mais cela lui allait très bien. Il était toujours aussi séduisant. Il souriait également. S'était ce sourire qui me rappelais pourquoi j'étais tombé sous son charme il y a des années.

Précipitamment, sans même réfléchir, je me décalai sur la droite, pour me tenir hors de leurs visions. Je ne voulais pas qu'il me voit. Sa petite amie s'arrêta devant la rambarde, à l'endroite même où je m'étais tenu quelques secondes auparavant.

- souffle sur la pièce s'il te plait, le supplia-t-elle

Il soupira puis souffla dessus

- Kate, je ne vois pas à quoi sa sert, tu fais un v½u et lance la pièce, c'est comme ça que ça marche.

Je reconnaissais le timbre de sa voix. Une voix qui m'avait terriblement manqué durant ces années écoulées.

- Brendon ne joue pas les rabats joie veux-tu !

Amoureusement, il la regarda jeter la pièce dans l'eau. La dénommé Kate s'approcha de lui et l'embrassa. Je détournai la tête, incapable de le voir l'embrasser, elle. Au fond de moi je ressentais de la jalousie. Je n'aurai pas du éprouver ce sentiment. Cependant une question m'obsédait, m'avait-il oublié ?

- qu'est ce que tu fais ? lui demanda-t-elle

Je tournai ma tête vers eux. Brendon était penché par-dessus la rambarde, et regardait le fond de la fontaine

- tu as perdu quelque chose ? S'inquiéta-t-elle
- non, répondit-il l'air absent

Il se redressa. Kate remit sa main dans la sienne. Ils s'en allèrent. Je les regardais s'éloigné, avec un gout amer dans la bouche. Dans d'autres circonstances, cela aurait du être moi pendu à son bras...

- maman ! s'exclama une voix de petite fille

Ma petite Jade couru jusqu'à moi, les bras tendu. Je me mis à genoux pour la rattraper et me leva, ma fille dans les bras. Elle me fit un bisou sur la joue, puis un câlin. En relevant les yeux, mon regard tomba dans le sien. Il s'était retourné et me regardait. La voix de Jade l'avait interpellé il s'était retourné par curiosité.

Comme pour la toute première fois, je fus hypnotisé par ses beaux yeux marron. Dedans, j'y lisais de l'étonnement. J'avais la réponse à ma question, non il ne m'avait pas oublié. Une petite lueur apparue dans ses pupilles. Une lueur que je n'avais pas revue depuis plus de six longue années.

- Brendon tu viens ? S'impatienta Kate en le tirant par le bras

Il restait cloué sur place, le teint blême. Il cligna des yeux, comme pour reprendre ses esprits.

- Brendon ? répéta Kate, inquiète

Il baissa les yeux et se retourna vers sa petite amie

- ça ne va pas ?
- si, tout va bien, la rassura-t-il

Ils reprirent leur chemin

- je suis content de t'avoir retrouvé, s'exclama Declan

Je détournai mon regard de Brendon et Kate, qui s'éloignaient main dans la main, pour le poser sur mon compagnon. Sur son visage, il y avait un sourire joyeux et chaleureux. Il se pencha sur moi, et me fit un bisou sur la joue.

- moi aussi, dis-je en lui souriant à mon tour. Si on allait déjeuner ?
- bonne idée.

Je reposai Jade par terre. Je lui pris la main, et Declan prit l'autre, puis on s'en alla.

J'avais tout pour être heureuse, un homme que j'aimais, et une petite fille merveilleuse. Mais au fond de moi j'éprouvai un sentiment de manque. Un vide in-comblé. Le revoir me l'avais fais prendre conscience. Je savais que le vrai amour de ma vie, serait à jamais Brendon. Mais mes choix m'avaient amené ici. Ce sont nos propre choix qui décident de notre futur. J'aurai du écouter mon c½ur quand il m'avait dicté certaines choses, et non ma raison. Le dicton « Carpe Diem » prenait tout son sens, vis ta vie au jour le jour. Je ne l'avais pas fais. Qu'est ce que ma vie aurait été si je l'avais appliqué ? Aujourd'hui, il était trop tard pour éprouver le moindre remord. Ma route était tracée, il ne me restait plus qu'à la suivre...


Si un jour une lutte a lieu entre votre c½ur et votre raison, écouté votre c½ur. Ne pensez pas aux conséquences, car après il sera trop tard et le bonheur sera passé.
Carpe Diem...



TO BE CONTINUED ?

Si vous trouvez des fautes,
C'est de la faute de Word !

_______________________________________________________________________________________

Je sais que vous ne vous attendiez pas à ce que ce soit l'épilogue de fin, mais tout ceci était planifié [il est écrit depuis plusieurs mois maintenant]. je voulais que le dernier épisode s'arrête à l'instant même où Ava acceptait de dîner avec Declan. Cela avait pour but de démontrer qu'elle tournait bien la page "Brendon".

Je saisaussi que vous voulez toutes me tuer. Mais la fin heureuse que j'ai écrite était moins bien que celle là, croyez moi. Oh et puis Merde les Happy End ! Lol roo

Estimez vous heureuse, Brendon est présent dans l'épilogue, lol, okay jme tais...

Je suis triste que ce soit fini, Ava me manquera... mais la boucle est bouclé...

et puis est-ce vraiment fini ?

Merci à vous d'avoir suivit les aventures d'Ava, merci pour votre fidélité, merci pour tout vos encouragements, compliments et pour tous vos commentaires. Merci, merci, merci...

Sans vous, cette fiction n'aurai pas vu le jour. Sans lectrice, il n'y a pas d'histoire...

Joyeux Noël

.~*°*~.

On se retrouve pour certaine =D

Et pour celles qui ne connaissent pas :


D'apparence timide et réservé, Summer est un vrai petit démon ! ce faire remarquer est une habitude, dire ce qu'elle a sur le coeur n'est pas un problème. cette New Yorkaise n'a peur de rien et ose tout, seule son amie Hope peut la ramener sur le droit chemin. Bienvenue dans la vie très mouvementé de Summer Walters qui n'a pas finit de vous étonner !



# Posté le samedi 08 novembre 2008 12:00

Modifié le samedi 27 décembre 2008 10:55